
Comment expliquer qu’un Président national de l’Union Nationale des Étudiants Tchadiens (UNET) soit contraint de se déplacer aujourd’hui sur une vieille moto dans cet état ? C’est une véritable honte pour notre pays.
Dans quel autre pays au monde un président des étudiants, censé représenter la jeunesse et l’avenir, circule-t-il dans de telles conditions ? Cette image en dit long sur l’état de notre nation, sur le manque de soutien, de reconnaissance et de moyens accordés à ceux qui portent l’espoir du changement.
Le Tchad va mal, très mal. Quand nos représentants les plus prometteurs sont laissés pour compte, privés des ressources minimales pour accomplir leur mission, c’est tout un pays qui sombre dans la négligence et l’abandon.
Il est temps de se poser les vraies questions : quelle place accordons-nous à la jeunesse ? Quel avenir construisons-nous si ceux qui doivent porter la voix du peuple sont eux-mêmes abandonnés ? Le Tchad mérite mieux. Nous méritons mieux.